L’ancien cuisinier de Dembélé l’estime  » sous influence « 

L'ancien cuisinier de Dembélé l'estime " sous influence "

Ancien cuisinier personnel d’Ousmane Dembélé, Mickael Naya a évoqué l’hygiène de vie du Barcelonais dans les colonnes du Parisien. Et il n’est pas tendre.

Ousmane Dembélé et les blessures musculaires, une histoire qui dure à Barcelone et qui commence sérieusement à énerver les dirigeants catalans. L’ailier français s’est encore blessé à la cuisse et va être sur le flanc pendant cinq semaines. Déjà peu épargné par les critiques sur son jeu, l’ancien Rennais donne du grain à moudre à ses détracteurs, lui qui voulait faire une grande saison et qui a refusé de rejoindre le PSG dans le cadre d’un échange avec Neymar. Une fois de plus, c’est son hygiène de vie qui est pointée du doigt par la presse catalane et ce n’est pas la sortie médiatique de son ancien cuisinier qui va arranger les choses. Dans les colonnes du Parisien, Mickael Naya est revenu sur le manque de professionnalisme de son ancien client. « Ousmane et son entourage se disent que, de toute manière, ils se feront critiquer quoi qu’il arrive, explique le chef. Donc, ça coule sur eux. Ils sont riches. Ils s’en foutent. »

Ayant renvoyé quatre cuisiniers personnels depuis son arrivée chez les Blaugrana en 2017, Dembélé ne semble pas avoir conscience des sacrifices à faire pour rester tout en haut de l’affiche. D’après son ex-cuisinier, c’est en partie à cause de son entourage. « J’ai essayé de lui tendre la main, mais il est sous influence, glisse Naya qui évoque le meilleur ami et l’oncle du champion du monde. S’il ne réagit pas, il va se mettre tout le monde à dos à Barcelone. » La goutte de trop semble déjà avoir fait déborder le vase au sein du Barça mais l’arrivée d’Antoine Griezmann, grand ami de Dembélé, pourrait changer les choses de manière positive. En espérant que les bonnes résolutions ne durent pas six mois…

Migrants : Open Arms refuse l’offre « irréalisable » de l’Espagne d’accueillir son navire

"Open Arms" : la France s'engage à accueillir 40 migrants

L’ONG Proactiva Open Arms a refusé dimanche l’offre de l’Espagne d’accueillir son bateau transportant une centaine de migrants en Méditerranée, jugeant « absolument irréalisable » de rallier le port proposé à cause de l' »urgence humanitaire ».

Le gouvernement espagnol avait proposé plus tôt dans la journée d’accueillir dans le port d’Algésiras (extrême sud) le navire de l’ONG, qui se trouve actuellement face à l’île italienne de Lampedusa, en raison de « la situation d’urgence » à bord et face à « l’inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous leurs ports ».

Mais il est « absolument irréalisable » pour le bateau, qui transporte 105 adultes et deux enfants dans des conditions « intenables », d’aller jusqu’à Algésiras face à l' »urgence humanitaire » après 17 jours de mer, selon Laura Lanuza, porte-parole de Proactiva Open Arms. Son fondateur, Oscar Camps, a précisé qu’il faudrait cinq jours au bateau pour parcourir les presque 1.000 miles nautiques jusqu’à Algésiras.

Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel « aux autorités italiennes pour qu’elles autorisent le débarquement » des migrants. « Le gouvernement italien peut être assuré que, dès que les migrants auront débarqué, ils seront immédiatement répartis » entre les pays qui ont proposé de les accueillir : France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne, selon le texte.

Le ministère français de l’Intérieur a indiqué dimanche que la France s’était engagée à accueillir 40 migrants de l’Open Arms.

Par ailleurs, le gouvernement espagnol a indiqué « étudier la possibilité de se pourvoir devant l’Union européenne ou devant les institutions garantes du respect des droits humains et du droit maritime international » pour contester l’attitude de l’Italie.

Le ministre italien de l’Intérieur, le leader d’extrême droite Matteo Salvini, a critiqué l’offre espagnole. « Incroyable et inacceptable. Ils organisent des croisières touristiques et ils décident où ils débarquent? » a-t-il lancé sur Twitter.

Matteo Salvini avait accepté samedi à contrecœur de laisser débarquer 27 migrants mineurs non accompagnés. Mais il continue de refuser le débarquement du reste des passagers.

– « Désespoir » –

Dimanche, Oscar Camps a mis l’accent sur le « désespoir » des migrants: dans un tweet, il a posté une vidéo où il décrit un groupe de quatre passagers qui se jettent à l’eau pour tenter de rallier Lampedusa à la nage avant d’être ramenés sur le navire. 

Cette énième confrontation entre un navire de secours et le ministre de l’Intérieur italien s’est déroulée cette fois-ci en pleine crise politique à Rome.

M. Salvini a fait voler en éclats le 8 août la coalition gouvernementale constituée par sa formation politique, la Ligue, avec le Mouvement cinq étoiles (M5S, antisystème). Il a réclamé l’organisation rapide d’élections, alors qu’il est crédité de 36 à 38% des intentions de vote dans les sondages.

Mais un front politique semble en train de se former contre lui, par le biais inattendu d’une alliance entre son ex-partenaire du M5S et le Parti démocrate (centre-gauche).

La politique migratoire a pris une place centrale dans cette crise, dans l’attente d’un éventuel vote de censure contre le gouvernement au Sénat mardi.

De son côté, le gouvernement du socialiste espagnol Pedro Sanchez, également confronté à une crise politique, est ces derniers mois revenu sur la politique migratoire accueillante de ses débuts en juin. Après avoir recueilli l’Aquarius et ses plus de 600 migrants, puis trois fois l’Open Arms, il avait brusquement en août refusé de recevoir à nouveau l’Aquarius, et n’avait depuis permis aucune arrivée de bateau humanitaire.

Parallèlement, le navire Ocean Viking, des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), cherchait également un port, avec 356 migrants à bord. Il navigue désormais au ralenti à mi-chemin entre Malte et Lampedusa, tandis que le décret lui interdisant les eaux territoriales italiennes est toujours en vigueur et que les autorités maltaises restent sourdes à ses demandes.

En Afrique, la girafe et la menace d' »extinction silencieuse »

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Pendant des décennies, Lesaiton Lengoloni se posait peu de questions lorsque son chemin croisait celui du plus grand animal terrestre. « Avec une girafe, on pouvait nourrir le village pendant plus d’une semaine », se souvient ce berger samburu vivant sur le haut plateau de Laikipia, dans le centre du Kenya.

« Il n’y avait pas de fierté particulière à tuer une girafe, pas comme un lion », raconte cet homme au visage buriné par le temps, appuyé sur un bâton.

Et qu’importe si la chasse de cet animal charismatique est considérée comme du braconnage, « c’était un moyen de subsistance, on mangeait la viande, on se servait de la peau pour le cuir et pour fabriquer des remèdes, et les queues était symboliquement offertes aux aînés », explique-t-il.

Mais au fil des ans, dit-il, les girafes réticulées, la sous-espèce vivant dans cette région, se sont faites de plus en plus rares.

Sur fond de croissance démographique, leur habitat a été de plus en plus fragmenté et réduit, alors que certains continuent de tuer les girafes uniquement pour leurs os et cervelle, considérés comme des remèdes contre le sida, ou leurs queues.

A l’échelle du continent, le nombre de girafes a diminué de quelque 40% entre 1985 et 2015, pour atteindre environ 98.000 individus, selon des chiffres rassemblés par l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN), qui identifie toutefois des dynamiques régionales distinctes.

En Somalie, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo ou en Centrafrique, notamment, les conflits favorisent le braconnage et rendent quasi impossible toute tentative d’étudier et protéger les girafes.

Des hausses remarquables ont été enregistrées en Afrique australe, mais en Afrique de l’Est, la girafe réticulée a perdu quelque 60% de ses individus tandis que la girafe nubienne a connu une baisse tragique de 97%. En Afrique centrale, la girafe du Kordofan a vu sa population diminuer de 85%.

– Surprise –

L’annonce par l’IUCN du classement de la girafe dans la catégorie des espèces « vulnérables » a été accueillie avec une relative surprise fin 2016. Lors de la précédente évaluation, en 2010, elle était encore classée comme « préoccupation mineure ».

« La girafe est un grand animal que l’on voit assez facilement dans les parcs et réserves, ce qui a pu donner la fausse impression que tout allait bien », analyse Julian Fennessy, co-président du groupe de spécialistes de l’IUCN pour les girafes et okapis. « D’autant que le problème se situe principalement en dehors des espaces protégés ».

De nombreux observateurs évoquent pour ces raisons la menace d’une « extinction silencieuse », d’autant qu’historiquement, la girafe a rarement suscité beaucoup d’intérêt pour les chercheurs.

« Si on les compare à d’autres espèces charismatiques comme les lions, éléphants et rhinocéros, on sait très peu de choses sur les girafes », relève Symon Masiaine, coordinateur du programme d’étude et de protection des girafes « Twiga Walinzi » (Gardiens des girafes en swahili), au Kenya, débuté en 2016. « On reste en retard, mais les choses évoluent ».

Arthur Muneza, de la Fondation pour la préservation de la girafe, rappelle que la première recherche de longue durée sur les girafes ne date que de 2004, en Namibie, et que nombre de données sur les girafes ont été récoltées dans le cadre d’études sur d’autres animaux.

Il note également que l’IUCN, en l’absence de données fiables, a dû attendre 2018 pour être en mesure d’établir le niveau de menace pour certaines sous-espèces. La réticulée et la massaï sont désormais classées « en danger », la nubienne et la Kordofan « en danger critique d’extinction ».

« Sans données fiables, c’est difficile d’établir des mesures de protection adéquates », dit-il.

– Trophées –

La dernière proposition en date vise à réguler le commerce international des girafes dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), qui se réunit du 17 au 28 août à Genève. Mais là aussi, un manque cruel de données occupe le devant de la scène.

Six pays africains, dont le Tchad et le Kenya, proposent de classer la girafe dans la « liste des espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n’était pas étroitement contrôlé ». Des « permis d’exportation ou de réexportation » seraient dès lors obligatoires.

Sauf qu’il n’y a « pas suffisamment de données fiables » sur le commerce international des girafes, qu’il s’agisse des trophées, des parties de corps ou d’artefacts, souligne Arthur Muneza. « Il faudrait d’abord une étude pour connaître l’ampleur du phénomène et son éventuelle influence sur les populations de girafes ».

Les soutiens de la proposition invoquent le principe de « précaution » et soulignent qu’une classification obligerait les pays membres à récolter des données sur les exportations.

Les critiques dénoncent une proposition guidée par « l’émotion » plutôt que les « faits scientifiques », et soulignent que le peu d’informations disponibles – les Etats-unis sont le seul pays répertoriant ces importations – indiquent que l’essentiel des trophées de girafes proviennent de pays où les populations de girafes augmentent (Afrique du Sud et Namibie).

Sur le plateau de Laikipia, Symon Masiaine estime que quelle que soit la décision prise à Genève, « cela veut dire qu’on parle de la girafe, et elle a bien besoin de cela ».

Méditerranée: 85 migrants sur l’Ocean Viking

Méditerranée: 85 migrants sur l'Ocean Viking, Richard Gere sur l'Open Arms

A peine arrivé dans la vaste zone des secours au large de la Libye, l’Ocean Viking a recueilli 85 migrants vendredi, tandis que l’acteur américain Richard Gere est venu soutenir ceux bloqués depuis une semaine sur l’Open Arms.

Parti de Libye, le petit canot pneumatique avait été signalé jeudi soir à l’Ocean Viking, mais le grand bateau rouge a dû interrompre ses recherches dans la nuit. Ce n’est qu’à la faveur du jour qu’un avion de l’opération européenne Sophia a pu repérer et signaler le canot gris.

Au total, le navire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) a recueilli 85 personnes originaires du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire ou encore du Soudan. Parmi eux, cinq femmes, onze adolescents et quatre enfants dont le plus jeune n’a qu’un an.

« C’était le début de notre troisième jour en mer », a soufflé une jeune femme en montant à bord, tandis que sur la passerelle, les secouristes restaient en alerte, à la recherche d’une autre embarcation partie en même temps que ce canot.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui a fait éclater jeudi la coalition populiste en Italie, a immédiatement adressé un courrier au gouvernement de la Norvège, dont le navire bat pavillon.

« L’Italie n’est pas juridiquement tenue, ni disposée à accueillir les immigrés clandestins non identifiés, se trouvant à bord de l’Ocean Viking », a-t-il écrit.

Oslo n’a pas réagi dans l’immédiat, mais le ministre norvégien de la Justice et de l’Immigration, Jøran Kallmyr (droite populiste), a déclaré à la télévision publique que les migrants devaient être « ramenés en Afrique, en Tunisie ou en Libye ».

Parallèlement, le ministre italien renvoyait vers l’Espagne les migrants bloqués à bord du navire humanitaire Open Arms, qui fait du sur-place au large de l’île italienne de Lampedusa.

Dans la nuit de vendredi à samedi, l’Open Arms a encore recueilli dans les eaux internationales 39 personnes, qui ont rejoint les 121 migrants déjà présents à bord, a tweeté le fondateur de l’ONG du même nom, Oscar Camps.

Vendredi matin, l’acteur américain Richard Gere est monté à bord pour rencontrer l’équipage et les migrants, dont une trentaine sont mineurs.

– Réserves à bord –

« Je viens d’arriver depuis Lampedusa, nous avons apporté autant d’eau et de nourriture que possible pour tout le monde à bord », a annoncé l’acteur dans une vidéo diffusée par l’ONG espagnole Proactiva Open Arms.

« Tout le monde va bien », mais ils ont besoin « de rejoindre un port libre, de descendre du bateau et de commencer une nouvelle vie », a insisté l’acteur, qui doit participer samedi matin à une conférence de presse à Lampedusa.

« J’espère qu’il bronze un peu et qu’il en profite », a raillé M. Salvini à propos de l’acteur, en lui conseillant d’emmener les migrants à Ibiza.

Jeudi, le président du Parlement européen, l’Italien David Sassoli, a réclamé une « aide urgente et une distribution équitable » des migrants présents à bord de l’Open Arms, dans un courrier adressé au président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker.

Vendredi, un porte-parole de la Commission européenne a confirmé que, contrairement à de nombreux cas précédents, aucune médiation n’était en cours depuis Bruxelles pour trouver une solution, dans la mesure où aucun pays membre ne l’avait réclamée.

« Nous avons cependant (…) contacté les pays membres pour leur demander de faire preuve de solidarité », a-t-il ajouté.

Le 22 juillet, le président français Emmanuel Macron avait annoncé un accord entre 14 pays européens sur un « mécanisme de solidarité » pour répartir les migrants secourus en Méditerranée, à condition qu’ils débarquent en Italie.

Peu optimiste, Proactiva Open Arms a chargé de provisions son voilier Astral, jusqu’alors resté à quai à Barcelone. Il devait appareiller vendredi soir pour rejoindre l’Open Arms, soit un trajet d’au moins trois jours.

A bord de l’Ocean Viking aussi, les secouristes installaient les migrants pour un séjour risquant de se prolonger.

G7 : l’atterrissage d’Air Force One au cœur d’un énorme casse-tête

G7 : l'atterrissage d'Air Force One au cœur d'un énorme casse-tête

A dix-sept jours de l’ouverture du G7 organisé à Biarritz, du 24 au 26 août, personne ne sait encore où va atterrir l’avion du président américain Donald Trump.

Les Biarrots ne parlent que de ça ! Où va bien pouvoir atterrir Donald Trump avec son Boeing 747 baptisé Air Force One ? Du 24 au 26 août prochain, le président américain participera au G7 organisé à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) mais le plus grand mystère entoure les conditions logistiques de son arrivée. Jusqu’alors, la piste la plus probable renvoyait à l’aéroport de Mérignac, à proximité de Bordeaux. « C’est un avion de grande taille, donc il n’est pas adapté aux petits aéroports régionaux. On aurait tendance à imaginer qu’un aéroport de grande taille (capable de l’accueillir) serait Bordeaux-Mérignac », explique à Europe 1 Xavier Tytelman, spécialiste aéronautique chez CGI Consulting.  

Lors de ces déplacements, la logistique présidentielle implique que le 747 soit précédé par un convoi aérien de quelques avions cargos qui transportent la limousine présidentielle (« Cadillac One »), une limousine similaire de secours, d’éventuelles autres limousines pour servir de leurre, une ambulance et d’autres équipements nécessaires à l’entourage présidentiel. Des hélicoptères présidentiels du HMX-1 VH-3D Seaking et VH-60N Whitehawk en tant que Marine One sont également transportés. Un autre avion présidentiel de secours (l’autre 747 VC-25A ou un Boeing C-32) accompagne aussi Air Force One lors des déplacements. Un aéroport adapté est donc indispensable. Et la piste de Mérignac n’est finalement pas si évidente que cela.

Les bases militaires approchées

« Pour aller ensuite au G7, à Biarritz, il faut ensuite prendre un hélicoptère ou se déplacer par le sol. Il y a aussi une sorte de « bulle de sécurité » autour de lui, ce qui interdit tout trafic aérien dans la zone quand l’avion est en vol« , souligne l’Expert. Et d’ajouter : « au sol, on ne peut même pas s’en approcher. Il y a une garde armée 24 heures sur 24, il y a certainement des systèmes anti-aériens qui sont à bord. C’est tout une chaîne de sécurité qui va s’installer. » Alors que le trafic commercial de l’aéroport Biarritz Pays Basque sera fermé durant la période du G7, sa piste de 2 250 mètres, un peu courte pour certains, continue de diviser. « Si la question est de savoir si nous pouvons recevoir un 747, la réponse est oui, sous réserve d’une étude de sécurité complémentaire« , martèle pour sa part Didier Richet, directeur de l’aéroport.

Reste enfin une dernière hypothèse évoquée depuis plusieurs semaines : le recours à une base militaire à l’image de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan (Landes) ou de la base 120 de Cazaux (Gironde). Mais comme le rappelle L’Obs, le poids de l’avion américain serait trop important. Le casse-tête Air Force One est donc loin d’être terminé.

Des migrants auraient été maltraités à Malte sur le tournage d’un film italien.

Des migrants auraient été maltraités à Malte sur le tournage d'un film italien

Des migrants employés comme figurants pour un film italien ont subi des mauvais traitements pour rendre les scènes plus réalistes, affirme le principal journal de Malte, le Times of Malta, jeudi sur son site, mais les producteurs démentent.

Environ 70 migrants africains vivant à Malte, dont quatre enfants, ont été recrutés comme figurants sur le tournage de « Tolo Tolo », réalisé par le comique italien Checco Zalone. 

Selon des membres de l’équipe de tournage, interrogés par le quotidien, 60 migrants, dont la plupart ne savaient pas nager, ont été laissés pendant six heures sur un bateau en plein soleil, sans possibilité de faire des pauses pour aller aux toilettes, se désaltérer ni se rafraîchir.

A un certain moment, une femme enceinte a commencé à paniquer, obligeant l’équipe à la ramener sur la rive. Au moins quatre membres du tournage ont démissionné après l’incident, selon le journal.

« Leur vie était en danger », a assuré un membre du tournage au Times of Malta.

Selon les membres de l’équipe du tournage interrogés, le climat sur les lieux du tournage était très tendu, marqué par des mauvais traitements à l’égard des figurants, traités d' »idiots » et « crasseux » par un responsable de la production.

Des enfants auraient fondu en larmes après s’être vus retirer leurs bouchons d’oreille sur des scènes de fusillade. Un responsable de la production aurait avoué vouloir « leur foutre une trouille bleue » en faisant revivre à certains leur passé, afin de rendre les scènes plus réalistes, a assuré le journal. 

La société de production maltaise Halo Pictures, qui coordonne le tournage à Malte, a démenti tout mauvais traitement, assurant que les conditions de tournage respectaient la législation locale et que tous les contrôles sanitaires et de sécurité avaient été effectués.

Les producteurs italiens ont fustigé des accusations « arrivant de nulle part ». Le producteur du film attendu dans les salles en janvier 2020, Pietro Valsecchi de la société Taodue, a dit être « tombé des nues ».

« Il s’agit clairement d’un coup monté par une personne qui a été chassée du tournage », a-t-il dit, cité dans les médias italiens. 

Le centre de cinéma maltais Malta Film Commission, qui encourage les tournages dans l’archipel, a annoncé avoir lancé une enquête.

Alimentation et climat, l’humanité à l’heure des choix.

Climat : pour les experts de l'ONU "notre utilisation des terres n'est pas soutenable"

Dans un nouveau rapport, le Giec a dressé un bilan inquiétant de la situation climatique, qui nécessite des changements drastiques dans la production et la consommation de nourriture.

Nourrir correctement les milliards de Terriens ou lutter contre le réchauffement climatique ? Pour ne pas être un jour confronté à ce dilemme, il est indispensable de repenser l’usage des terres et nos habitudes alimentaires, avertit jeudi 8 août le Giec. Les experts de l’ONU sur le climat plaident pour des actions « à court terme » contre la dégradation des sols, le gaspillage alimentaire ou les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, dans un rapport spécial présenté à Genève.

Les délégations des 195 pays membres du Giec ont examiné pendant cinq jours ce rapport dont l’intitulé complet est: « le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres ».

Il revient en profondeur sur l’impact qu’a le réchauffement climatique sur les terres consacrées aux cultures, à l’élevage ou encore les forêts.

Derrière ces thématiques se cache la sécurité alimentaire des prochaines décennies. Les conclusions du « résumé à l’intention des décideurs politiques » de ce rapport de 1.200 pages, négocié ligne par ligne sont sans appel. « Notre utilisation des terres (…) n’est pas soutenable et contribue au changement climatique », a souligné la co-présidente du Giec Valérie Masson-Delmotte, pour qui le rapport met « l’accent sur l’importance d’agir dès maintenant ».


Crises alimentaires à venir

Le temps est compté, alors que le réchauffement des terres émergées atteint déjà 1,53°C, le double de la hausse globale (océans compris), selon le rapport. « Dès 2°C de réchauffement global, nous pourrions nous retrouver avec des crises alimentaires d’origine climatique plus sévères et plus nombreuses », a prévenu l’un des auteurs, Jean-François Soussana, lors de cette conférence téléphonique.

La marge est étroite pour contenir le réchauffement climatique et ses effets dévastateurs sur les terres, et nourrir convenablement une population qui pourrait dépasser 11 milliards d’individus à la fin du siècle. « Nous devons penser de manière beaucoup plus approfondie à la façon dont nous allons utiliser chaque hectare, explique Piers Forster, professeur sur le changement climatique à l’université de Leeds. Les terres doivent permettre de cultiver notre nourriture, fournir la biodiversité et l’eau douce, donner du travail à des milliards de personnes et capturer des milliards de tonnes de carbone ».

Changer les habitudes alimentaires

Le Giec a élaboré différents scénarios pour limiter le réchauffement à 1,5°C ou bien en dessous de 2°C par rapport à la période pré-industrielle. Ils incluent des mesures d’atténuation basées sur les terres et des changements d’usage, combinant boisement, reboisement, une déforestation réduite et des bioénergies=

Outre les indispensables réductions de gaz à effet de serre, d’autres solutions existent du côté du système alimentaire et des habitudes de consommation, car les changer ne nécessite pas de consommer plus d’espaces. Actuellement, de « 25 à 30% de la production totale de nourriture est gaspillée », souligne le rapport, alors qu’environ 820 millions de personnes souffrent de la faim. Derrière ces thématiques se cache la sécurité alimentaire des prochaines décennies. Les conclusions du « résumé à l’intention des décideurs politiques » de ce rapport de 1.200 pages, négocié ligne par ligne sont sans appel. « Notre utilisation des terres (…) n’est pas soutenable et contribue au changement climatique », a souligné la co-présidente du Giec Valérie Masson-Delmotte, pour qui le rapport met « l’accent sur l’importance d’agir dès maintenant ».

Romelu Lukaku: Inter Milan close to signing Manchester United striker after improved bid.

Romelu Lukaku

Inter Milan are close to signing Manchester United striker Romelu Lukaku after submitting an improved bid.

In July, United rejected Inter’s £54m bid for Lukaku, who has been fined by the club after missing training without permission on Tuesday.

Belgium international Lukaku, 26, has trained at his former team Anderlecht for the past two days.

Lukaku’s agent, Federico Pastorello, flew to London on Wednesday in an attempt to resolve his future.

Later that evening, Pastorello posted a photo on Instagram of himself and Lukaku on board a private jet with the caption: « Ready to take off. Direction Milano. »

The clubs had been some way apart in their valuation of the striker, with United wanting to recoup at least the £75m they paid Everton two years ago.

Inter and fellow Serie A side Juventus have been competing to sign the forward, who did not play in the Premier League club’s pre-season matches because of injury.

Inter manager Antonio Conte has previously confirmed the striker remains his number one target, saying: « I consider him a player who could improve our team. »

Samsung dévoile son nouveau modèle de smartphone haut de gamme.

Samsung dévoile son nouveau modèle de smartphone haut de gamme

Samsung a présenté mercredi à New York le dernier modèle de son appareil haut de gamme, le Galaxy Note 10, espérant consolider sa place de leader mondial sur le marché des smartphones face à ses concurrents Huawei et Apple.

Commercialisé à partir du 23 août, l’appareil se déclinera en deux versions: le Note 10 doté d’un écran de 16 cm, vendu à partir de 949 dollars, et le Note 10 + avec un écran de 17 cm et un prix d’entrée de 1.099 dollars.

Chaque version proposera une option 5G, plus onéreuse que le modèle de base. 

« Le Galaxy Note 10 est un produit polyvalent, puissant et naturellement connecté », a décrit Drew Blackard, chef de la gestion des produits Samsung aux Etats-Unis.

Plus compact et plus fin que ses prédécesseurs, l’appareil sera muni d’un stylet, marque de fabrique du modèle Note, avec des capacités renforcées, permettant notamment de contrôler l’appareil à distance pour prendre une photo ou lire des vidéos sur YouTube.

La caméra a été améliorée, offrant entre autres la possibilité de scanner des objets en 3D, et la durée de vie de la batterie a été prolongée.

Pour le lancement du produit, Samsung s’est associé avec Microsoft: les utilisateurs auront la possibilité d’accéder à l’interface du Note 10 depuis leur PC Windows.

Samsung a par ailleurs confirmé la date de sortie de sa tablette Tab S6, qui sera disponible le 23 août, et présenté deux produits supplémentaires: une montre connectée (Watch Active 2, à 309 dollars) et un ordinateur portable (Book S, disponible en septembre à 999 dollars). 

Alors que les ventes mondiales de smartphones ont baissé de 2,6% au deuxième trimestre, le géant sud-coréen a lui augmenté ses parts de marché à 22%, grâce à une hausse de 7% des ventes de ses appareils, d’après des études d’analystes publiées mercredi. 

Si la croissance de Samsung a surtout concerné des modèles d’entrée et de milieu de gamme, le Note 10 fait partie des produits les plus chers proposés par le fabricant informatique.