Financement de la santé :

Assurer une juste répartition de l’ensemble des dépenses publiques pour la santé, même dans les pays où l’assistance extérieure est importante, sa contribution est généralement bien moindre que l’argent pour la santé recueilli au niveau national.

 Dans les pays à faible revenu, par exemple, la moyenne (non pondérée) des contributions provenant des sources externes s’élevait à moins de 25% des dépenses totales de santé, le reste provenant des sources nationales. Il est donc essentiel de soutenir et, le cas échéant, d’augmenter les ressources nationales en matière de santé, même dans les pays les plus pauvres.

Cela est tout aussi important dans des conditions de revenu plus élevé. Les gouvernements financent les améliorations de la santé à la fois directement par des investissements dans le secteur de la santé et indirectement par des dépenses pour des déterminants sociaux – en réduisant la pauvreté ou en améliorant le niveau d’éducation des femmes, par exemple. Bien qu’elle ne rende que le composant direct, la proportion des dépenses totales attribuées au secteur de la santé permet une vision importante de la valeur que les gouvernements attribuent à la santé, ce qui varie fortement entre les pays.

 Les gouvernements des régions d’Amérique, d’Europe et du Pacifique occidental allouent, en moyenne, davantage pour la santé que les autres régions. Les pays africains dans leur ensemble augmentent leur engagement en matière de santé, à l’image des pays des régions européennes et du Pacifique occidental. En Asie du Sud-est, la priorité relative donnée à la santé a chuté en 2004–2005, mais elle augmente de nouveau, alors que les gouvernements de la région de la Méditerranée orientale de l’OMS ont réduit la part attribuée à la santé depuis 2003.

Certaines variations entre les régions peuvent être expliquées par des différences de richesse des pays. Généralement, la santé représente une proportion plus élevée des dépenses publiques totales lorsque le pays s’enrichit. Le Chili en est un bon exemple, puisqu’il a augmenté la part de ses dépenses publiques en matière de santé de 11% en 1996 à 16% une décennie plus tard, pendant une période de forte croissance économique.

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