Source de financement de la santé.

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La communauté internationale a pris plusieurs mesures importantes depuis l’an 2000 pour lever des fonds supplémentaires afin d’améliorer la santé dans les pays pauvres. Ils sont brièvement exposés ici car ils suggèrent des idées aux pays pour qu’eux aussi lèvent des fonds nationaux. L’une des premières mesures a été la taxe sur les billets d’avion, utilisée pour financer Unitaid, qui est une organisation internationale qui investit dans des innovations visant à prévenir, diagnostiquer et traiter le VIH / sida, la tuberculose et le paludisme de manière plus rapide, économique et efficace.

Cette mesure a fourni plusieurs  milliard  de dollars jusqu’à présent et, combinée avec l’assistance plus traditionnelle au développement, elle a permis à Unitaid de financer des projets dans  93  pays, totalisant  1,3  milliard  de dollars depuis 2006. Le pouvoir d’achat d’Unitaid s’est en même temps traduit par une chute significative des prix de certains produits, augmentant les quantités disponibles afin d’améliorer la santé. Plus récemment, la Fondation du Millénaire pour les financements innovants dans le secteur de la santé a lancé un impôt volontaire de solidarité appelé Massive Good, par lequel des individus peuvent apporter leurs contributions volontaires au fonds d’Unitaid lorsqu’ils achètent des produits de voyage et de tourisme.

Cependant, les débats sur les innovations en matière de financement de la santé ont ignoré jusqu’à présent les besoins qu’ont les pays de trouver de nouvelles sources nationales de fonds pour leur propre utilisation : les pays à revenus faible et moyen qui ont simplement besoin de collecter davantage et les pays à revenu élevé qui ont besoin d’innover face aux changements des besoins de santé, des demandes et des modes d’organisation du travail.

L’impôt sur le change de devises

C’est un impôt proposé par la Taskforce concernant les transactions financières et les produits sur lesquels il serait basé sont concentrés principalement dans des pays à revenu élevé. En effet,  10  pays à revenu élevé représentent  85% du commerce de change traditionnel. Les volumes des transactions sont faibles dans les pays à revenus faible et moyen, et donc cet impôt spécifique n’est pas applicable à la plupart d’entre eux.

 Des exceptions existent : l’Inde possède un important marché de change de devises, avec des taux journaliers de circulation de 34 milliards de dollars. Un impôt de 0,005% sur le change sur ce volume peut rapporter à l’Inde environ 370 millions de dollars par an si elle décide de l’appliquer.

Lesdites taxes de solidarité sur les marchandises et services spécifiques sont une autre option prometteuse, offrant une capacité garantie de générer du revenu, relativement peu de dépenses administratives et une certaine durabilité. Avec le soutien politique, elles peuvent être rapidement mises en place.

 L’impôt de solidarité obligatoire sur les billets d’avion

Ce type d’impôt  peut, par exemple, nécessiter 2 à 12 mois de délai avant d’être appliqué. L’introduction de mécanismes impliquant la fiscalité peut être politiquement sensible et se heurtera invariablement à la résistance des groupes d’intérêts particuliers.

Les pouvoirs publics sont appelés à mettre sur la balance certains points négatifs, qui pourront  à moyen où à long termes être des handicaps pour atteindre l’objectif consistant à générer des revenus essentiels. L’on peut juste dire que les pouvoirs publics sont des acteurs pivots dans le financement des dépenses de la santé.

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